Pourquoi le commerce en ligne tient (enfin) ses promesses

Publié le par Angélique

Pourquoi le commerce en ligne tient (enfin) ses promesses

 

 

        L'essor du haut débit et la sécurité des paiements fait décoller le volume des transactions sur internet. Il ne reste qu'une difficulté pour les cybermarchands: livrer à l'heure.

 

        En trois ans d'existence, la librairie en ligne Amazon.com a dépassé les 30 millions de dollars de chiffre d'affaires et séduit une vingtaine de millions de clients. Il ne reste qu'un point à satisfaire: livrer tous ses clients en direct et sans délai.

Le cybercommerce affiche de belles performances:

"Entre 2000 et 2005, le chiffre d'affaires du commerce électronique en France est passé de 700 millions d'euros à près de 9 milliards d'euros" constate le délégué de la FEVAD (Fédération de la Vente à Distance). Entre 2004 et 2005, la croissance s'est élevée à 53% hors produits financiers.

 

=> Le haut débit se banalise

        Le succès du cybercommerce a plusieurs raisons:

- l'augmentation du taux d'équipement des foyers en ordinateurs et la croissance du nombre d'abonnés à internet en accès haut débit. Les sites s'enrichissent en iconographies, mais ils sont "lourds" à charger. Seule la connexion en ADSL permet de contourner cette contrainte.

- le développement des services en ligne de l'Administration.

 

=> Sécurisation des paiements

        Une croissance régulière des volumes d'achats a été enregistré et ce phénomène est principalement expliqué par la simplicité d'usage de la carte bancaire. Cela représente un gain de temps considérable. Le cyberacheteur connaît à présent mieux ses droits. Il est protégé par la loi et gagne en confiance en sachant que les établissements bancaires sont tenus de le rembourser pour un achat qu'il répudierait (à condition qu'il n'ait pas transmis le code PIN de sa carte).

Selon le baromètre Médiamétrie: 14,8 millions d'internautes se déclarent confiants dans l'achat en ligne (56,8% contre 47,5% en 2005).

 

=> La conversion des seniors

        C'est un facteur de développement: sur 5 catégories de produits, l'achat en ligne est le fait de nouveaux segments. L'écart entre les générations "50 ans et plus" et "25-34 ans" tend à s'atténuer. Les sites changent pour s'y adapter: offres diversifiés, sites gagnent en ergonomie, service clientèle amélioré.

=> Même les PME s'y mettent

        A la FEVAD, on estime qu'en un an le nombre de cybermarchands est passé de 7500 à 11000. Le net est un relais de croissance pour ces entreprises. Pour les entreprises qui n'avaient pas de visibilité, la plate forme internet peut être la promesse d'un nouveau marché de niche.

=> L'obstacle du dernier kilomètre

        La poste est un maillon clé de la distribution. Elle joue le jeu: le nombre de litiges a diminué de moitié à Noël 2005 par rapport à 2004. La livraison au consommateur final reste le talon d'Achille du commerce à distance. Ce qui importe au client, c'est de savoir précisément quand il sera livré et non plus approximativement. C'est le syndrome du fameux "dernier kilomètre" qui hante autant l'acheteur que le vendeur.

Il ne reste plus qu'aux petites entreprises de profiter de l'élan du cybercommerce.

source: L'entreprise n°244, d'Avril 2006

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